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Une production respectueuse de l'environnement

Il est certes nécessaire de manger sainement pour protéger notre santé mais cela ne doit pas faire oublier la protection de l’environnement qui d’ailleurs n’est pas sans effet sur notre santé.
Les trois points ci-dessous montrent comment la spiruline rentre dans le cadre d’une production agricole plus économe et plus autonome.

Les pesticides

La conduite de culture de la spiruline (agitation, pH basique et forte salinité des bassins) suffit pour tuer la plupart des pathogènes (bactéries, virus, protozoaires et insectes). Pour cette raison, il n’y a pas d’emploi de pesticides et donc pas de risque de polluer l’environnement et le produit fini par ce type de produits.

Halte aux gaspillages

  • Rendement de production
Le taux de croissance de la spiruline étant des plus rapides, il fournit jusqu'à 20 fois plus de protéines à l'hectare que le soja. Cette productivité découle aussi du fait que la spiruline est entièrement comestible : toute l’énergie et les intrants utilisés à sa production sont ainsi valorisés; dans une production agricole classique, seul un faible pourcentage de la plante cultivée (ou de l’animal élevé) est effectivement consommable.
  • Economie d'eau
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la consommation d’eau d’une telle production est jusqu’à cinq fois inférieure à celles des cultures irriguées : il ne s’agit que de compenser l’évaporation et de renouveler périodiquement le milieu de culture pour en réduire la turbidité.
  • Produire et distribuer de manière réfléchit

Consommer un produit local et de saison (juin à octobre) permet d’éviter l’énorme gaspillage d’énergie que représente le transport des denrées alimentaires sur de longues distances et, pour les produits hors-saison, le chauffage des serres.

Mon objectif est de produire une spiruline de saison (mai à novembre) et de la distribuer via des circuits courts.

Gaz à effet de serre

Du fait de sa richesse en protéine végétale (50 à 70% du poids sec), elle permettrait de consommer moins de viande, source très importante de gaz à effet de serre :
~ émission de méthane par les ruminants et le lisier,
~ émission de gaz carbonique et de protoxyde d’azote par les cultures de maïs et autres aliments concentrés utilisés pour nourrir les animaux.